Celui qui avait une boule au ventre
Y'a des maladies graves, y'a des maladies qui tuent, y'en a qui t'achevent, qui t'exterminent...
Et puis ya la banale, la toute con, la commune, celle que ta voisine a eu, celle que la mère de la copine de ta copine a eu. C'est celle là que je partage.
La ptite maladie, qu'est pas bien grave, mais qu'est quand même en toi.
J'aurai, sans prises de sang, parlé de dépression, enfin de monotonie générale. Mais j'ai fait ces piqures. Et j'ai transmis les résultats...
Je suis malade. Je suis atteinte de nevrose sentimentale, de dépendance affective, du syndrome de l'abandonite. Ca je le sais. Tous le monde le sait. Je le transpire.
Et puis j'ai un problème du coté de la tyroide, un truc auto-immune, j'ai pas bien saisi. C'est mon coprs qui s'auto détruit. C'est pas des choses indispensables. Je veux dire, mon système immunitaire n'est pas défficient. Je n'ai pas de cancer, je ne me tue pas.
Mais je m'abime. Insidieusement, je me fais mal.
Ca inquiete un peu autour de moi, pourtant c'est banal comme je l'ai déjà dit. Mais ça fait souci.
Ca explique pas mal de choses m'a dit le docteur. Ma fatigue chronique, mes changements d'humeur, mes insomnies (si si jvous jure), mon déréglement hormonal...
Tout ça, je le mettais sur le compte d'une ptite déprime passagère, ou d'un mode de vie. Je suis fatiguée parce que je n'ai pas un bon rythme, je suis insomniqaque parce que je suis décalée, je suis d"un coup terriblement triste parce que j'ai pas trop le moral à être happy face... Je mange mal, je dors mal, je fume.Une mauvaise hygièene de vie quoi. Rien de spéctaculaire.
Mais non, mon corps n'en fait qu'a sa tête.
J'y ai beaucoup pensé. Je suis assez d'accord avec le principe de sommatisation, c'est à dire, le langage du corps. C'est un moyen d'expression un peu violent, qui est courant chez moi. Je suis malheureuse, je maigri, je vomis. je suis inquiete, je fais des malaises.Je suis heureuse, je suis en meilleure forme.
Alors je me suis demandé, qu'est ce que mon inconscient tente de me faire passer comme message?
Parce que je vois ça comme ça. Mon corps n'est qu'un messager finalement.
J'en suis arrivée à me dire, que cette volonté farouche de cette glande hormonale, qui finalement dirige et influe sur pas mal d'éléments de ma vie, qui se bousille à essayer de regler les propres merde qu'elle crée, c'est un peu moi.
Je sais pertinement que ma vie d'aujourd'hui, n'est pas "bonne " pour moi, on me repete asez que je mérite mieux, mais je m'entête, et plus ça va plus je m'abime. Je perds espoir,j'ai plus envie de rien, j'oublie mes rêves, je perd du temps, je perds beaucoup d'énérgie à faire comme si de rien. Je me cache et c'est usant.Je suis sous morphine (c'est une image), mais pendant que ça anésthésie la douleur, l'infection gagne du terrain ptit bout par ptit bout.
Voila cette glande qui déconne c'est le reflet de ce que je veux me cacher, ce que je cherche à tout prix à oublier, et à diluer aux yeux des gens qui m'entourent.
Le principe de la sommatisation c'est qu'une fois le message passé, le coprs se repose, pour un temps au moins.
Esperons que cette remise en question "somatique" (ouah ms je me perds dans cette psychlogie de bas étages moi), fasse redescendre ma TSH.
Par noct-en-bulle, Mardi 3 Avril 2007 à 01:36 GMT+2 dans Humeur nocturne (article, RSS)



